La Gymnastique Rythmique

En 1912, cette gymnastique avec engins, réalisée par un ensemble de gymnastes, apparaît lors des Jeux Olympiques de Stockholm : il s’agit d’une simple épreuve de la gymnastique féminine. Les engins utilisés étaient alors très divers et non définis : la France avait proposé en 1948 une composition avec des foulards, tandis qu’on retrouve au fur et à mesure des Jeux Olympiques une épreuve aux cerceaux et aux ballons, avant sa suppression pour les J.O. de Melbourne deux ans plus tard.
Ce n’est qu’en 1960 que cette activité est reconnue comme discipline à part entière. Elle prend alors le nom de Gymnastique Moderne.

Très vite, des règles se mettent en place : on décide de normes des engins et un code de pointage voit le jour. Les exercices réalisés par un Ensemble de gymnastes apparaissent pour la première fois en 1967 à l’occasion des 3ème Championnats du Monde.
En 1975, la Gymnastique Moderne change de nom, elle est renommée Gymnastique Rythmique et Sportive, et on voit apparaître la discipline telle qu’on la connaît aujourd’hui.

La discipline devient olympique en 1984, lors des Jeux Olympiques de Los Angeles.
Devenue Gymnastique Rythmique en 2002, c’est une discipline de la Fédération Française de Gymnastique, où elle se pratique au plus haut niveau.

Fille de la Gymnastique et de la Danse, la GR combine performance sportive et dimension artistique. Elle allie dextérité des engins ( ballon, corde, ruban, massues, cerceau) , expression artistique en musique et grâce du mouvement.
Si la gymnastique sous toutes ses formes demeure sans conteste la première activité féminine sportive ou de loisir, assurément la GRS a montré qu’elle en était l’un des plus précieux joyau.

Par son esthétique, sa richesse, sa diversité, la GRS conquiert les enfants et les jeunes filles du monde entier.

Les Engins de la GR

Le Ballon

Le ballon est le seul engin à ne pas permettre de prise, la gymnaste ne peut l’agripper. Il développe une relation particulière corps-engin. Il est en symbiose avec le corps et permet d’exprimer la sensibilité de la gymnaste. Il permet de réaliser des rebonds ou des roulers, ses caractéristiques en font un engin à risque car il peut partir très vite et très loin.

La Corde

C’est un engin mou et difficile à contrôler car il n’a pas de forme définie. C’est l’élan et l’énergie que la gymnaste lui confère qui lui fait prendre une forme précise. La longueur et la souplesse de la corde permettent ,en permanence, la création de nouveaux éléments originaux. Son travail spécifique, basé sur les sauts, permet d’apprécier la vitesse d’exécution des gymnastes.

Le Ruban

C’est l’engin le plus spectaculaire, celui qui attire le plus les enfants aussi. Tout le ruban doit être en mouvement d’où la difficulté d’exécuter un exercice parfait. Le ruban est attaché à une baguette. Engin long et léger, il se rapproche des activités graphiques et permet de tracer des dessins dans l’espace.

Le Cerceau

C’est un engin rigide qui délimite un espace creux, ce qui permet à la gymnaste de jouer avec son volume. La manipulation nécessite de fréquents changements de prise d’où une dextérité prononcée et la notion de plans dans l’espace. Sa forme favorise les roulers, les rétros, les passages au travers, les rotations et les renversements.

Les Massues

La spécificité des massues, est que c’est un engin double. Il est donc nécessaire de les manipuler avec les deux mains. C’est aussi une difficulté car elles requièrent une bonne coordination, la capacité de dissocier le travail main droite et main gauche. Les gymnastes peuvent ainsi exécuter des manipulations variées, des jonglages, des figures asymétriques. L’utilisation des massues privilégie le travail rythmique, car elle ne peuvent pas rester statiques.